L’amour, la franchise, la tolérance … en famille, tels sont les mots clés de la formation organisée par le Forum pour la Mémoire Vigilante, FMV, dans le cadre de lutte contre tout désespoir et conflit familial entre couples des réfugiés   burundais à Muganga, au sud du Rwanda.

Les participants sont en grande partie constitués de réfugiés qui ont fui depuis le mois d’avril 2015.

“Muhanga est une zone pilote, le projet va s’étendre sur d’autres zones. Pour la première phase, la formation des mariés concerne 20 personnes soit 10 ménages” a indiqué Ferdinand Ndayiragije, le représentant légal du FMV, samedi 8 février 2020, à l’ouverture de la formation.

Cette activité a été rendue possible grâce au soutien financier de l’association Mémoire commune, Avenir commun « BMCAC », une organisation de droit français intéressée par des activités faites par le FMV dans le domaine psycho-social.  L’organisation FMV a tenu à remercier vivement ce partenaire.

Pour les bénéficiaires, cette formation est d’une importance capitale.

“Je suis très contente d’avoir participé à cette formation. Le formateur nous a invité à lire la bible, tout est écrit dans la Bible. Le mariage est un plan, un programme de Dieu. Nous, nous ne sommes là que pour la mise en application, l’exécution du plan de Dieu. Avant je croyais que je suis juste le compagnon de mon mari (Umutambukanyi en Kirundi), mais je n’avais jamais pensé que partout où je suis, mon époux est présent, lui aussi. C’est formidable”,  relate l’une des femmes qui ont pris part à cette formation.

“C’est vraiment un mystère de Dieu. Le formateur nous l’a montré sous une représentation schématique, qu’un couple respectant la volonté de Dieu se communique aisément pour la coordination des activités et projets du ménages afin d’atteindre l’objectif qu’on s’est donné ensemble” diront d’autres.

Des engagements ont été faits.

“Il est vrai que nous menons une vie difficile car on a presque tout perdu après avoir quitté le pays, et donc nous devons nous contenter du peu que nous avons et vivre en paix. Aucune raison ne peut justifier des querelles dans les familles des réfugiés à cause de la pauvreté car que ce soit le mari ou la femme, personne n’a choisi le chemin d’exil, c’est juste une contrainte et un passage obligé” ont-ils  fait savoir.

Coté formateur, il se félicite d’avoir passé la journée avec ces étudiants couples.

“Je ne doute pas que les couples formés vont vivre en paix dans leur famille, ils seront des modèles dans leur société, leurs enfants vont grandir dans un environnement sain et auront un très bon développement. Cela va de paire avec la promotion de la paix et la réconciliation dans le pays d’accueil et chez eux quand ils seront de retour dans leur pays d’origine” a tenu à souligner Mr Godefroid Sindayigaya, avant d’insister que  “la paix dans un pays commence dans les ménages et les familles comme flambeaux de la paix”.

A la sortie de la formation, les participants ont affirmé qu’ils sont à mesure de lutter contre toute déstabilisation familiale suite aux conditions de vie d’exil, de garder la morale et de servir  de modèle.

Ils se sont engagé à sensibiliser d’autres couples des réfugiées sur l’intérêt de l’harmonie même en exil.  

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